Je marche dans les rues du vieux Lyon, le claquement de mes talons sur les pavés se confondent avec les discutions des gens qui fument dehors... Mon téléphone sonne...

C'est déja lui. Il m'attend, 79 Rue du boeuf, je retiens qu'il sera habillé tout de noir, avec un chapeau. Il s'exprime d'une voix douce et rassurante. J'ai envie de lui demander si il aura une rose rouge sur la veste de son costume, mais je n'ose pas.

Il était prévu qu'il m'appelle à cette heure précise et je sais qu'une nouvelle histoire se déssine...Que je franchis un grand pas.



Je suis a quelques allées de notre rendez vous et je le rejoins avec joie. L'intérêt a bien evidemment grandit, je le déja sens si présent. Rapidement, aprés ses mots, une bouleversante chamade se déclanche dans ma poitrine car je suis si près de lui.

Eléna

 

 

En sortant de ma voiture, j'éteins mon téléphone. je souhaite que plus rien ne vienne perturber mes pensées. Face à l''horodateur, je souris face à l'idée qu'elle ai pu accepter si rapidement ce rendez vous. C'est ainsi. Il existe des instants qui obligent, pour être vrais, de faire appel à la réalité. Est-ce un si grand espoir que de demander la simplicité dans cet univers?

Achille

 

 

Le temps s'est arrété, pourtant, je suis devant l'hotel et je me hate à pousser la lourde porte. Je suis arrivée avant lui et je me dis que je vais l'attendre tranquillement. Mon coeur s'est calmé. J'entre donc...

En me retournant, je constate qu'il est là, calmement assis dans un énorme fauteuil rouge. Son regard est doux. Il me fait signe de venir vers lui. Mes pas sont étouffés par la moquette épaisse et mon ventre se serre. Il est assis, je suis debout, je le regarde de toute ma hauteur. Nos regards se rejoignent et d'un mouvement naturel de ses bras, il se lève et vient m'ensserrer. Cet élan m'est offert avec grâce... Ce choc de délicatesse fait monter en moi, une vague de désir qui envahit mon ventre tout aussitôt.

 

Les femmes curieuses se privent d'accepter de tels rendez vous, alors pourquoi, moi, qui ai le sens du risque, me priverais je de ces moments là? Je tombe sous le charme et j'observe qu'il a une chemise de la couleur de ses yeux...

Soudain, je sens sa main prendre la mienne et m'entrainer en direction de l'ascenseur. Mes paumes sont moites et j'ai peur... Il me sens inquiète et je lui murmure que c'est la première fois ... Que peut être cette aventure me plairait elle?

Eléna

 

Les femmes ne sont pas toujours si fragiles qu'elles en ont l'air. Sa tenue me renseigne sur le fait qu'elle a du l'élaborer avec soin, la penser, la prévoir... Et aucune équivoque ne se place entre nous quand elle vient se coller à moi pendant que les étages défilent au dessus de nos têtes...

Je lui demande pourquoi une telle inquiétude se lit cependant dans ses yeux. Elle est tel un petit chat affolé. Elle me dit " Je ne sais pas, je ne veux pas savoir, je veux juste voir..."

Je suis poussé à me coller contre elle, pour entendre battre son coeur, sa tête se pose en arrière, son corps commence à s'offrir... Je la sens presque suffoquer.

Puis, doucement, je lui vole ce premier baiser. Elle reprend son souffle avec le mien...

Achille

 

 

Il me sourit. Je sais que le plus troublant va se produire et je suis totalement ensorcellée. Un petit bruit retentit: nous sommes à notre étage. Il a une mobilité surprenante, et m'entraine hors de cet endroit étriqué... Je suis perturbée, je ne peux toujours pas lui parler. Je n'ai qu'à le suivre, lui, me guidant d'une main sure et décidée.

Gardant en moi, cette intention d'être parfaite, je me dois d'être à lui ce soir, toute entiere, disposée à son désir et à son plaisir, tel qu'il le veut, qu'il l'entend...

C'est comme si je franchissais un cap. En me deshabillant, je me vois dans le miroir, me transformer en cet objet de plaisir. Mes sous vétements révélent cet état de femme là...


Voici maintenant que je prends plaisir à jouer ce rôle. C'est grisant... Voir même excitant. A mi-chemin entre le désir fou, la passion même de presque deux amants réunis en cachette dans une chambre d'hotel, je vais m'affairer à la tache qui m'est incombée... Cet homme me trouble profondemment, il est beau, grand, puissant. Il m'oblige, me tient.. M'explore... Je ne devient qu'un misérable objet de plaisir, comme il l'entend, lui... J'accepte tout. Sa chaleur va jusqu'au fond de ma gorge, ses bras me serrent, ses lévres mouillent les miennes, toutes les miennes... Il me retourne,
me prend, me pénétre, doucement puis violemment... J'aime, je me rejouis, je jouis... même...
Mon plaisir se confond avec l'inquiétude de ce savoir ce que je deviens pour lui. moi qui ne suis pas comme 'ça'.
A croire même, que j'en redemanderais... Et je veux encore, plus de lui, plus de tout jusqu'à en perdre l'esprit...

Je ne sais plus, je ne suis plus moi...

Eléna

 

 

Je l'observe, je l'épie... je constate ce qu'elle est capable de faire de son corps. Jusqu'ou son esprit peut il aller pour me satisfaire?Il me semble avoir vu couler sur sa joue une perle transparente... Elle l'a effacé aussitôt. Jusqu'ou ira elle dans cette perversion,

dans cette obligation que je lui impose? D'être mienne, d'être ma Chienne? Toute entière?

Elle s'exécute sans oppositions, sans résistances, je suis satisfait.
Elle m'offre le meilleur d'elle, me comble... me laisse la pousser au plus loin de ce qu'elle est capable.

Achille

 

 

C'est un mélange détonnant de peur, de désir charnel et de pression folle qui me pénètre maintenant. La jouissance se mêle aux perturbations de l'esprit. L'abandon profite et grandit.

Je sais qui je suis pour lui, la vision s'éclaircie, se précise et s'affine.

Je sais être tout ce qu'il espére d'une femme. La meilleure d'entres toutes...

Je le veux encore en moi, sur moi, derrière ou devant... Peut importe, j'ai perdu la notion de l'équilibre. Je le laisse me saisir, disposer de mon corps, comme bon lui semble. Je le veux encore. Je veux qu'il me lêche, m'embrasse, me happe, me fasse devenir 'Une' .

Une autre moi, pour un soir, un moment, ou peut être pour toujours...

Eléna

 

Tu as été un magnifique objet de plaisir, Eléna. J'ai pu, ce soir faire de toi ce dont je voulais. J'ai su aller jusqu'aux méandres de ton esprit qui refoule des moments interdits et ravageurs. Ce soir, j'ai fait de toi, une autre... toi.

Je ne m'éloigne pas, très Chère, je pars... Mais, ça, tu le savais déja...

Achille

 

 

 

En cherchant dans ma poche les cléfs de ma voiture, je retrouverai des billets et un petit mot sur lequel était écrit : C'était parfait...


Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 15:56

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