Il va, vient...
Séternise, s'arrête, paraît trop ou pas assez...
On voudrait l'empêcher de filer.
Eternel, semblable à lui-même, il ne faiblit devant rien.
Imperturbable, il passe...
Et jamais, il ne se lasse.
Sans lui, nous ne sommes pas.
Nous le cherchons lorsqu'il n'est pas...
Il ne bouge pas de là ou il est.
Il le sait: il n'est jamais parfait.
Il n'a pas de soucis, rien ne l'inquiète,
L'espace d'un moment on pourrait croire qu'il s'arrête...
Un instant, une minute, il repasse, on le sent...
Il est là, toujours, si présent.
Comme une ombre qui se colle à nous.
On ne peut lui échapper: il nous suit partout.
Demain il nous accompagnera...
Et encore... demain, il sera...
On pourrait croire, un jour, qu'il ne soit plus de ce monde.
Mais, bien installé, comme sur le creux d'un oreiller: il repart..
Lorsqu'il a été trop long, il est trop tard...
Lorsqu'il est trop court, on le voudrait encore...
Il est le plus fort...
Il gagne toujours!
On ne le rattrappe pas car... il court.
Il fait que notre terre est ronde...
tout comme les femmes sont fécondes...
Mais quand il est perdu, on ne l'a plus...
Alors... On pleure...
de ne pas avoir regardé l'heure...



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